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  • Dernière modification de la publication :décembre 27, 2023

Ottawa le 25 décembre 2023.

Titre : Hommage théologique et prophétique au Pape François.

Par Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA[1].

J’amorce ce bref[2] propos d’hommage à la « geste prophétique et politique » du Pape François depuis son élection comme Successeur de Pierre (13 mars 2013) jusqu’aux controverses vives et acerbes suscitées par la récente autorisation émise par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, de bénir des couples homosexuels en dehors des actes liturgiques officiels. Mon but n’est pas d’entrer dans ces débats excessifs et fortement idéologiques qui reçoivent indûment un retentissement mondial à la faveur de la mondialisation tous azimuts des médias sociaux et leur temporalité erratique du zapping, du vide intellectuel, de l’athéisme, du nihilisme et de l’émotion. Il n’est ni intellectuellement honnête ni théologiquement juste d’ignorer, voire de minimiser les actes, paroles et réformes audacieux imprimés par le Pape François au sein de la Curie romaine qui assume l’administration centrale de l’Église catholique. Certains auteurs parlent d’une « Révolution[3] » en cours au Vatican. L’étude magistrale de Pierre Bourdieu sur « l’épiscopat français dans le champ du pouvoir »[4] constitue un modèle inspirant pour faire une sociologie politique et intellectuelle, non seulement des trajectoires des membres de la Curie romaine, mais aussi de chaque conférence épiscopale nationale d’Afrique subsaharienne. Si les concernés pouvaient fournir dans leurs annuaires nationaux des CV détaillés des évêques africains au niveau de la formation initiale, des publications académiques, du rapport aux pouvoirs politiques locaux et des responsabilités ecclésiales assumées ad intra et ad extra, les chercheurs africains disposeraient là d’une matière première de taille qui rendrait possible des études crédibles de sociologie politique et intellectuelle des Conférences épiscopales africaines. Je lance la balle aux concernés dont un grand nombre me lisent régulièrement. L’Église comme une institution à la fois divine et humaine n’échappe pas à une investigation sociologique et politique.

Je profite aussi pour signaler que la raison qui me pousse à sortir ponctuellement de mon repos sabbatique et à rédiger ce texte est l’adoption récente en France d’une « Loi sur l’immigration » ouvertement xénophobe, raciste et discriminatoire par le gouvernement d’Emmanuel Macron, allié au Rassemblement National de Marine Le Pen. Et quand on voit la démagogie et le double jeu de Macron qui a orchestré une « farce de mauvais goût » baptisée Sommet Afrique-France de Montpellier (8 octobre 2021), je me réjouis d’avoir publié un ouvrage sur son inscription résolue dans la Françafrique[5] en dépit de ses dénégations alambiquées. En acceptant sciemment d’être le « Cheval de Troie » de Macron, Achille Mbembe s’est indéfiniment discrédité au sein de l’intelligentsia et de la jeunesse africaine mondiale pour des nombreuses années. En se laissant facilement « acheter » par Macron, il a trahi ses propres convictions intellectuelles et politiques qui lui donnait une respectabilité certaine dans les milieux académiques panafricanistes et pourfendeurs des magouilles néocoloniales de la Françafrique. En acceptant des millions d’Euros de Macron – avec ses amis « philosophes » – pour soutenir la démocratie en Afrique, Mbembe et ses complices ont vendu définitivement leur respectabilité intellectuelle pour un plat de lentille, du Camembert et du vin rouge de l’Élysée. En se coalisant avec l’Extrême Droite de Marine Le Pen, et en ostracisant systématiquement les Études postcoloniales et décoloniales dans ses prises de position officielles et dans les universités françaises et d’Outre-Mer, Macron s’est définitivement révélé comme un démagogue de haut vol, qui appâte ses victimes par son verbe comme le pêcheur à la ligne dans le Sophiste de Platon. Quelle démocratie en Afrique Macron, allié officiel de Marine Le Pen, pourra-t-il encore soutenir avec ses sbires réunis autour d’Achille Mbembe avec quelques millions d’Euros pour des séductions sexuelles, alimentaires et folkloriques de leurs « victimes » ? Une fois cette « incise Marconienne » faite, je reviens à ma lecture prophétique du Pontificat du Pape François que je considère comme « Un Théologien prophétique de la libération holistique », courant que je développe ostensiblement dans la partie théologique de mon œuvre pluridisciplinaire.

François s’est montré un farouche défenseur des Autochtones du Canada qui ont subi un « Génocide culturel » dans des pensionnats coloniaux, mais aussi ses diatribes soutenues contre les puissances néocoloniales qui opèrent un « Génocide néocolonial » au Congo et ailleurs en Afrique, où elles pompent goulument les matières premières en massacrant les populations asservies sur leurs propres terres avec la complicité volontaire des élites politiques et religieuses corrompues, prédatrices et ethnopolitiques. Contrairement à ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI qui se sont globalement laissés phagocyter par les réseaux et arcanes de la Curie romaine, François a pris personnellement la « réforme prophétique et évangélique de la Curie romaine » comme le point focal de tout son Pontificat. On dirait qu’il a osé « prendre le taureau par ses cornes ». Aujourd’hui, à en croire les vaticanistes, la rupture entre le Pape et la Curie est exposée à la place publique et tout montre l’ambiance d’une fin de règne houleux d’un Pape de 87 ans et ayant des problèmes de santé y afférents. Les médias matérialistes, positivistes et hégémoniques du monde occidental en profitent pour instrumentaliser les réformes papales au profit de leurs agendas cachés et maçonniques. Les ennemis de l’Église du Christ au service du Diable et de ses multiples réseaux maçonniques qui monopolisent les savoirs et les pouvoirs en Occident, en profitent habilement pour fragiliser l’Église de Dieu, qui est déjà fortement affaiblie, marginalisée et menacée dans des sociétés laïques, sécularisées et anti-chrétiennes, où les lobbies maçonniques accélèrent leur entreprise d’exculturation de la foi chrétienne en dehors de l’espace public.

En dehors des réseaux maçonniques et LGBTQ+ qui ont infiltré la Curie romaine, il importe de signaler les groupes traditionalistes qui en veulent au Pape François qui a rétropédalé en restreignant sensiblement la célébration de la messe traditionnelle latine, selon le Missel de Pie V et de Jean XXIII entériné par Paul VI. Ces communautés traditionnalistes – dont la communauté lefebvriste Saint-Pie X – s’opposent systématiquement aux actions réformatrices du Pape François, accusé de progressisme, d’hétérodoxie et de crypto-modernisme. Nous savons tous que Mgr Lefebvre a été un farouche opposant du Concile Vatican II et cela l’a poussé à son excommunication latae sententiae pour avoir ordonné 4 Évêques sans l’autorisation explicite du Saint-Siège, le 30 juin 1988, à Écône, en Suisse. La Communauté Saint-Pie-X ainsi que les autres communautés moins intégristes accueillies dans certains diocèses en France, au Canada, en Allemagne et aux États-Unis ont encore des vocations sacerdotales et religieuses, contrairement à la plupart des diocèses d’Europe, où le vieillissement des prêtres n’est plus du tout compensé par les ordinations quasi inexistantes. Le modèle d’Église paroissial issu du Concile de Trente est en train de mourir et finira par disparaître[6] en Europe et en Amérique du Nord. Il se développe en Afrique, en Amérique du Sud et dans une moindre mesure en Asie pour des raisons culturelles, métaphysiques et religieuses propres à ces sociétés qui résistent au rouleau compresseur de l’athéisme, du positivisme et du rationalisme de la Modernité occidentale et des « prétendues Lumières » qui ont pactisé avec la théorie coloniale et génocidaire de l’inégalité des races prônée par Arthur de Gobineau. Partout en Occident – Europe et Amérique du Nord – nous voyons des cohortes de prêtres, religieux et religieuses africains[7] qui travaillent dans les Églises minoritaires et fortement marginalisées avec des fortunes diverses. Leur présence est diversement appréciée – allant du refus de leur installation durable dans les sociétés riches d’Occident à leur acceptation contrainte et minimaliste, à cause du manque de prêtres. Rome et les Églises occidentales ont à plusieurs reprises légiféré sur la présence plus ou moins voulue des prêtres africains en Occident.

Ces communautés traditionalistes prétendent « maîtriser » le mystère de Dieu en absolutisant un type particulier de célébration de la messe et le moment scolastique/thomiste et néoscolastique/néothomiste de la théologie, en faisant sciemment l’impasse sur les 12 premiers siècles, où les Pères de l’Église et d’autres théologiens produisaient une théologie biblique, symbolique et herméneutique sensible aux 4 sens de l’Écriture (littéral, allégorique (spirituel), éthique (tropologique) et ésotérique (mystique). Tout en reconnaissant son travail pionnier de missionnaire et de bâtisseur des Églises africaines en tant que « Délégué apostolique pour l’Afrique francophone à Dakar », Mgr Marcel Lefebvre a chassé les jeunes de la JOC et de la JEC qui se sont engagés dans les luttes pour l’indépendances des Africains du joug colonial de la France, son pays natal. De retour en Europe, et durant le reste de sa vie, ses accointances politiques, économiques et affectives avec les milieux d’Extrême droite sont largement archivées dans les médias occidentaux.

Je soulève ici frontalement la question de la fixation intégriste et rubriciste des traditionnalistes face aux problèmes cultuels et leurs affinités électives avec les milieux racistes, xénophobes et hégémoniques d’Extrême-Droite en France, et ailleurs en Europe, au Canada et aux États-Unis. Ces communautés « conservatrices, traditionnalistes, intégristes et suprématistes » tirent à boulets rouges sur le Pape François qui a inauguré son pontificat en allant célébrer la messe dans des barques avec des émigrés indésirables à Lampedusa. À temps et à contretemps, François défend la cause des pauvres, des réfugiés et des demandeurs d’asile qui se noient chaque jour dans la Méditerranée, devenue un immense cimetière abyssal à ciel ouvert. Il passe son temps à comparer l’Europe vieillissante à une Grand-mère stérile et agonisante. Les milieux traditionalistes et conservateurs de droite et d’extrême-droite en veulent au Pape jusqu’à le qualifier indument d’apostat, d’imposteur et d’illégitime. Et de quel droit osent-ils usurper cette prérogative divine de la « réserve eschatologique » qui interdit quiconque (institution ou personne) d’anticiper le jugement que Dieu émettra en toute souveraineté sur chaque individu au dernier Jour du « face à face eschatologique » de chaque créature avec son Créateur ?

Je dois boucler cette brève méditation en stigmatisant le mutisme total des autorités de l’Église Catholique de France – et notamment des milieux traditionnalistes, conservateurs et intégristes d’Extrême droite – face à la « Loi sur l’immigration en France » qui exclue de facto de nombreux Français non blancs des acquis sociaux (allocations, droit du sol, citoyenneté…) reconnus depuis toujours par la Constitution. Dans une émission télévisuelle, le président Hollande a qualifié cette Loi de foncièrement anticonstitutionnelle qui révèle ouvertement son ancrage politique et idéologique dans la mouvance du Front national de Jean-Marie Le Pen, baptisé Le Rassemblement national par sa fille et héritière Marine Le Pen. Pourquoi ces chrétiens traditionalistes, intégristes et pointilleux sur le culte sont-ils myopes face aux questions sociales, raciales et idéologiques des Émigrés non européens – et notamment ceux provenant des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne. Cette loi suscite beaucoup d’oppositions, d’affrontements et de réactions dans tout le champ politique, médiatique et intellectuel français ; et nous ne voyons pas ces groupes cultualistes dans la défense des pauvres, des orphelins, des veuves et des émigrés qui sont les catégories les plus vulnérables des sociétés néolibérales qui les traitent de facto comme « esclaves à vie » en Occident. Ce sont aussi des catégories sociales qui sont vengées directement et immédiatement par Dieu Lui-même (Go’El) dans la Torah et les Prophètes qui préfigurent l’Évangile de Jésus-Christ.

Une femme congolaise a posté une vidéo dans You Tube (https://www.youtube.com/watch?v=8zVxh2Vd5X4), où elle demande la reconnaissance publique du travail capital que ces « immigrés » non grata en France accomplissent chaque jour dans des maisons de retraite, les centres de soins palliatifs et des hôpitaux en France. Étant donné que les Français ne s’occupent pas de leurs vieux et vielles qui sont considérés comme déjà socialement morts, qui va les nettoyer, les laver, les garder et les nourrir si tous les étrangers non blancs foutent le camp et retournent dans leurs pays ? Ce qui finira par arriver, car rares sont les étrangers qui veulent finir leurs vies en Occident ; où durant tout le temps qu’ils y ont passé, ils n’ont jamais été totalement acceptés comme « Français de souche » quelle que soit par ailleurs la génération à laquelle ils appartiennent. Le mieux serait que chacun (e) visionne la vidéo de cette dame congolaise qui adopte un langage crû pour exprimer sa colère contre les discriminations sociales récurrentes et le racisme systémique que subissent les Noirs en France, quel que soit le nombre d’années passées ou la génération à laquelle ils appartiennent.

Je termine ce texte iconoclaste et prophétique en donnant la parole à Madame Grâce, une Femme congolaise qui dénonce l’esclavage moderne couplé au racisme systémique que les immigrés majoritairement africains subissent en France au vu et au su des autorités qui légifèrent aujourd’hui pour la fermeture des frontières aux émigrés : « Il y a de l’esclavage moderne ici en France. Allez-y voir dans des maisons de retraite. Les immigrés qui font tout le sale boulot que les Français n’aiment pas faire (…). Les Français n’aiment pas s’occuper de leurs personnes âgées. Allez-y voir dans les maisons de retraite, ceux qui travaillent là-bas. Ce sont des immigrés : les Noirs et les Arabes. Ceux qui font le ménage dans des métros, dans vos administrations, ce sont des Noirs et des Arabes. Ils sont surexploités avec des maigres salaires. Ces immigrés font ce que les Français ne peuvent pas faire. Les Africains sont là en train de torcher les « mamies » dans des maisons de retraite, parce que les Français ne veulent pas regarder la « MERDE » de leurs personnes âgées. Pour ça aussi il faut nous applaudir (…) »

Même si nous sommes en repos sabbatique ou en vacances, nous devons continuer à nous imposer une « ascèse intellectuelle » au quotidien, car celui ou celle qui ne pense plus est déjà mort, au sens propre et au figuré et il n’attend que ses funérailles dans le salon funéraire à Ottawa.

Professeur Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA

Philosophe, Sociologue et Théologien

Courriels : benkung01@yahoo.fr & nabiawazi@gmail.com

Prophète-Président Fondateur du Centre de Recherches Pluridisciplinaires sur les Communautés d’Afrique noire et des diasporas (CERCLECAD, www.cerclecad.org, basé à Ottawa, Canada, Président du CERCLECAD (Ottawa, Canada, https://Cerclecad.org/ 

Fiche d’auteur chez l’Harmattan : https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=7798

4 Conférences pour approfondir la réflexion critique et la mobilisation politique.

Lien de mobilisation politique (1) : UNE MAMAN  AFRICAINE RÉAGIT À LA LOI ANTICONSTITUTIONNELLE DE L’IMMIGRATION DE L’EXTRÊME-DROITE :  https://www.youtube.com/watch?v=8zVxh2Vd5X4

Lien philosophique (2) : Conférence du Professeur Benoît AWAZI MBAMBI KUNGUA, sur l’ouvrage d’Achille Mbembe, ‘’Critique de la raison nègre’’, dans la salle du Sénat de l’Université d’Ottawa, le 28 juin 2014, au CERCLECAD :
https://www.youtube.com/watch?v=jj8o67uiy64&t=819s


Lien théologique (1) : Conférence du Professeur Benoît AWAZI MBAMBI KUNGUA, intitulée « De la Bibliocratie à la Bibliothérapie : Variations philosophiques pour une Praxis émancipatrice dans le Cerclecad », donnée au CERCLECAD, dans la salle du Sénat de l’Université d’Ottawa, novembre 2014
https://www.youtube.com/watch?v=ZkAel2oohak

Lien théologique (2) : Professeur Benoît AWAZI MBAMBI KUNGUA, « Lancement des ouvrages : ‘’Déconstruction phénoménologique et théologique de la Modernité occidentale’’ et ‘’Les Intellectuels africains au Canada’’ » :
https://www.youtube.com/watch?v=qbis1whzXxo&t=19s

Fichiers joints pour poursuivre la recherche théologique et politique.

  •  La version Word de cet article, « Pape François, Hommage théologique et prophétique ».
  • Pape François, La Joie de l’Évangile, Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, Artège, Perpignan, 2013 (Traduction officielle), ISBN : 978-2-36040-266-3, Prix : 8,95 € (Édition originale, Libreria Editrice Vaticana, 2013). Recension par le Professeur Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA.
  •  : Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA, « Le Pape François en République démocratique du Congo, du 31 janvier 2023 au 3 février 2023 : Un Théologien de la libération ? », in :   Benoît Awazi Mbambi Kungua (Dir.), INTERTEXTUALITÉ, Réticularité, Transversalité et Pluridisciplinarité : Jalons pour une philosophie fondamentale du CERCLECAD dans le monde, Afroscopie XIV/2024, (Revue savante et pluridisciplinaire sur l’Afrique et les communautés noires), publiée par Le Cerclecad-Harmattan, Ottawa-Paris, 2024.
  •  Rediffusion des 3 Recensions d’ouvrages de Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA, par le père Alphée Clay Sorel Mpassi[8]

1/ (Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA, Le Pape François, ‘’De Laudato si’’ à ‘’Fratelli Tutti’’. Une Herméneutique philosophique, politique et théologique, Les Impliqués/L’Harmattan, Paris, 2021, 148 pages, ISBN : 978-2-343-22721-4, Prix : 16,50 Euros)

2/ Benoît Elie Awazi Mbambi Kungua, Jalons pour une autobiographie intellectuelle : Variations africaines et pluridisciplinaires sur la modernité africaine, Les Impliqués Editeur/L’Harmattan, Paris, 2021, 191 pages, ISBN : 978-2-343-24917-9, 19,50 €.

3/ Benoît Elie Awazi Mbambi Kungua, Emmanuel MACRON, Achille MBEMBE et LA FRANÇAFRIQUE. Une déconstruction théologico-politique, L’Harmattan, Paris, 2021, 110 pages, ISBN : 978-2-343-23603-2, 13 Euros


[1] Docteur en Philosophie de l’université Paris IV-Sorbonne (avec une thèse en phénoménologie : Donation, Saturation et Compréhension. Phénoménologie de la donation et phénoménologie herméneutique : Une alternative ?, L’Harmattan, Paris, 2005, dirigée par le professeur Jean Luc Marion de l’Académie française) et titulaire d’un DEA en Théologie de l’université de Strasbourg, Benoît Élie Awazi Mbambi Kungua focalise ses recherches pluridisciplinaires sur la quête d’un leadership éthique, intellectuel, prophétique et réticulaire, pour l’éclosion effective d’une « Autre Afrique », celle qui marche, fière, digne et debout, vers l’édification d’un avenir prospère pour ses populations malmenées par la crise économique dite pompeusement « mondiale ». Il est l’actuel président du Centre de Recherches Pluridisciplinaires sur les Communautés d’Afrique noire et des diasporas (Cerclecad, www.cerclecad.org) basé à Ottawa, au Canada. Il peut être joint aux courriels : benkung01@yahoo.fr & nabiawazi@gmail.com

[2] Les Fichiers joints qui accompagnent ma réflexion servent de compléments bibliographiques pour aller loin dans la pensée critique et émancipatrice.

[3] Jean-Marie Guénois, Pape François. La Révolution, Gallimard, Paris, 2023, 287 pages, ISBN : 978-2-07-269299-4. Prix : 21€. (Recension dans Afroscopie XIV/2024).

[4] Voir Pierre Bourdieu & Monique de Saint Martin, « La sainte famille. L’épiscopat français dans le champ du pouvoir », Actes de la recherche en sciences sociales, Année 1982, Numéro 44-45, pp. 2-53

[5] Benoît Élie AWAZI MBAMBI KUNGUA, Emmanuel MACRON, Achille MBEMBE et LA FRANÇAFRIQUE. Une déconstruction théologico-politique, L’Harmattan, Paris, 2021, 110 pages, ISBN : 978-2-343-23603-2, 13 Euros.

[6] Andrea RICCARDI, L’Église brûle. Crise et Avenir du Christianisme, Les Éditions du Cerf, Paris, 2022, 328 pages, ISBN : 978-2-204-14910-5, Prix : 22 Euros.

[7] Serge Bilé & Audifac Ignace, Et si Dieu n’aimait pas les Noirs ? Enquête sur le Racisme aujourd’hui au Vatican, Pascal Galodé, Saint-Malo, 2008.

[8] Originaire du Congo-Brazzaville, Alphée C. S. Mpassi est prêtre, membre de la Congrégation du Saint Esprit (dont les membres sont communément appelés « Spiritains »). Il est titulaire d’un Bachelor en Religion (University of Nigeria, Nsukka), d’un Master en Théologie (Duquesne University, USA), et d’un Master Recherche en Philosophie de Radboud University à Nimègue au Pays-Bas. Il concentre ses recherches sur l’herméneutique philosophique et sur la biopolitique (notamment sur la pensée de Giorgio Agamben). Son projet doctoral en cours porte sur l’interaction entre l’oikonomia, l’éthique et la notion de forme-de-vie dans la pensée de G. Agamben. Alphée est l’auteur de : Introduction à la méthode herméneutique de Hans-Georg Gadamer, Paris : L’Harmattan, 2016 et de Préjugé, autorité et tradition chez Hans-Georg Gadamer dans Vérité et Méthode, Laval : Revue Phares, 2009.